De l'exclusion

De l'exclusion

Article 23.. une suite : soirée d'hier 28 février...

Hier, pour la seconde fois, nous sommes allé voir le Film Article 23. Et cette fois ci nous avons pu rencontrer le réalisateur Jean Pierre Delepine.
Les échanges qui ont fait suite à la projection furent très intéressant, d'autant que dans le public se trouvait présent un acteur du recrutement et un certain nombre de psychologue du travail.
Le film réalisé en 8 jours 1/2 brosse l'ensemble des aspects d'une certaine maltraitance.
On y voit bien les effets en cascades d'un système qui repose sur le gain rapide, la peur de la précarité, du manque d'argent, de l'exclusion sociale par perte de son statut.
On y voit bien aussi le poids des responsabilités diverses qui pèsent sur les épaules et l'équilibre psychique de chacun. Poids qui conduit l'ensemble des acteurs de la société à une forme de soumission fataliste.
Chacun s'enfermant (s'aliénant) dans une norme sociétale égoïste en se couvrant de boucliers, à la résistance relative, afin de survivre tant bien que mal.
Chacun s'efforçant de gérer, en occultant ses traumatismes, une situation dont plus personne n'a semble-t-il le contrôle effectif.
Pourtant, il existe bel et bien des moyens de faire et d'être autrement.
C'est ce que nous rappelle Jean Pierre Delepine dans ses interventions, car au delà de son propre témoignage dont la force engendre une légitimité citoyenne, il s'efforce de partager et de faire partager le fait qu'il n'y a pas de fatalité. Que la société étant une construction humaine, ses règles, ses modalités de fonctionnement sont du ressort de l'action coordonnée des individus et que la possibilité d'un autre monde du travail devrait être déterminer sur la base du respect de cet article 23.

Dernier point, qui nous semble important.
Nous noterons que bon nombres de personnes sont dans une recherche de protection, dans une recherche de moyens pour ne pas subir les effets destructeurs du système, passant peut-être bien par cela à coté d'une remise en cause véritable de celui-ci. La demande d'une protection n'a pas la même porté que celle qui consisterait à intervenir pour que le système, l'organisation soit effectivement et en profondeur transformer... Car cette transformation implique que nous sommes près à changer nous même dans nos modes relationnels...

Article 23 est donc pour nous un premier pas, un pas de plus vers une prise de conscience, parce que venant d'une personne qui assume ne pas être un professionnel de la psychologie, mais un simple être humain qui se donne les moyens d'harmoniser sa conscience et ses actes, en n'hésitant à relever les paradoxes de ce monde...


29/03/2013
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